10.12.2009

Un bon conseil !

Dans le débat qui oppose opposition et majorité à propos du bâtiment vestiaire-convivialité ( 1 million d'euros, c'est trop cher !) sont apparus des faits intéressants.

A l'argument selon lequel ce projet coûteux, "voire indécent", est "loin de concerner tous les habitants", il a été répondu que c'est aussi le cas pour l'entretien de l'église qui, au total, coûtera dix fois plus. Ce n'est pas une mince affaire.

On pourrait régler, en partie, ce difficile problème en étendant le bénéficice de la convivialité à l'ensemble de la population, pas seulement aux sportif et en ouvrant aux non-croyants ce lieu par excellence de la solennité qu'est l'église en y accueillant des cérémonies sans liturgie.

Le projet de vestiaire a été présenté à plusieurs reprises au conseil municipal, y compris par l'architecte, sans provoquer de réactions vives de la part de l'opposition, y compris lors d'un conseil privé. Le maire a donc eu beau jeu de rappeler qu'en deux ans l'ancienne municipalité avait dépensé plus de 2,5 millions d'euros pour trois projets, soit 1682 euros par foyer.  Y a pas photo !

On peut quand même remarquer deux choses : tous les projets cités concernent des équipements sportifs et il existe donc des conseils dont le public ne sait rien. Alors, comment savoir si tel projet recueille l'assentiment de la population ? Rien ne peut satisfaire tout le monde mais une bonne moitié c'est précisément la définition de la démocratie.

De plus, une unité de mesure est apparue à l'occasion du débat : c'est le coût par foyer. Une bonne méthode pour gérer le budget de la commune en recettes et dépenses comme à la maison. A condition que tout le monde comprenne.

Sommes-nous riches ? Pouvons-nous dépenser beaucoup une fois réglées les charges obligatoires ? Où sont les besoins les plus urgents ? Ou bien on en parle avant, ou bien on chipote après !

06.11.2009

Vieillesse durable.

Le principal problème de la vieillesse - qui nous attend tous ! n'est pas l'âge mais la dépendance. C'est-à-dire le moment où, sans que l'intéressé s'en aperçoive, l'autonomie s'estompe puis s'évanouit.

A la limite et pour le dire autrement, nous n'avons pas à nous préoccuper, en tant que commission sociale, des Pommerayens qui vivent leur vie sans l'aide de personne, chez eux ou non, seuls ou avec d'autres, qu'ils aient 70 ou 90 ans. Forcément, sauf rares exceptions, les capacités physiques et mentales diminuent ; l'agilité du corps et de la tête ralentit. Il suffit de s'adapter tranquillement à cette lente décélération jusqu'à son terme.

Mais tout se complique le jour où la personne ne peut plus, physiquement et/ou mentalement, faire ses courses, faire son ménage, faire son lit, sa toilette, ses repas et le reste. Pas forcément tout en même temps mais selon des degrés généralement déterminés par un examen médical. Et puis un jour, l'individu cesse d'être autonome ! Cette évolution n'est pas toujours lente ; elle peut être rapide et brutale. Elle peut avoir des conséquences dramatiques, surtout si on n'y a jamais pensé avant !

Pour la commission sociale, la question posée est la suivante : quel genre d'aides, quel type d'accueil, quel environnement la commune entend-elle proposer à ses habitants devenus peu ou prou dépendants ?

Il existe l'ADMR, le Foyer logement, les pavillons adaptés, les deux Maisons de retraite. Est-ce tout ? Est-ce suffisant ? Y a-t-il, parmi les 670 personnes invitées au repas des Anciens, des oubliés, isolés, effacés, qui n'ont pas la réponse à leur problème et qui n'ont pas choisi de vivre ainsi ?

Ce soir, jeudi 5 novembre, le Festival du film européen présentait, à la salle St Martin, le film italien "Le déjeuner du 15 août". Il repassera le mercredi 11 à Montjean et le jeudi 12 à Chalonnes. Si vous cherchez des idées pour aider les anciens, allez le voir et reparlons-en !

 

08.10.2009

La Mairie a-t-elle une AME ?

Après la valorisation des ordures ménagères et tous les détails sur les vestiaires des sportifs, (pour 700 000 euros quand même !), ce qui a bien pris deux heures et "fait parler le conseil", nous dit la presse... il n'a pas fallu beaucoup plus d'un quart d'heure pour la création de l'OMC, l'Office Municipal de la Culture. Pas d'oppositions ? Pas d'abstentions ? Adopté à l'unanimité !

Au fait, c'est quoi la politique culturelle de la commune ?
Politique ? Vous voulez dire "grandes lignes" ?
C'est ça.
Eh bien ! précisément, c'est une des missions de l'OMC !

La désignation, lors du prochain conseil, des cinq conseillers chargés de représenter la municipalité à l'OMC, permettra d'éclairer les grands choix culturels, voire éducatifs, de la commune. Créations locales ? Moyens mis en place ? Contenus et orientations ?

Et l'AME, c'est quoi ?
La réponse est dans le Bulletin Communal de juillet 2009, page 5... au cas où vous ne l'auriez pas encore lue.

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